Il était une fois, dans le monde naissant, une rivière profonde et éthérée qui traversait le cosmos. Cette rivière n’était ni d’eau ni de feu, mais

D’énergie pure et infinie. De cette énergie, deux formes distinctes commencèrent à émerger, toutes deux issues de la même source mais destinées à prendre des formes et des fonctions différentes.

La première forme était l’essence de la création, nourricière et sans limites dans sa capacité à donner la vie. Cette énergie était douce mais forte, tendre mais puissante, et elle cherchait à bercer le monde dans son étreinte. C’était l’énergie qui allait finalement être reconnue comme le féminin, la force de l’intuition, de la compassion et de la protection de la vie.

La seconde forme était l’essence de l’exploration, une force motrice qui cherchait à comprendre et façonner le monde. Cette énergie était audacieuse et implacable, curieuse et résiliente, et elle brûlait du désir de tracer sa propre voie. C’était l’énergie qui allait être connue comme le masculin, la force de la logique, de la force, et de la quête du savoir.

Au début, ces deux énergies existaient en harmonie, chacune complétant l’autre. L’énergie féminine créait et nourrissait, tandis que le masculin protégeait et explorait. Ensemble, ils formaient un équilibre parfait, chaque énergie amplifiant les forces de l’autre.

Cependant, à mesure que le monde grandissait et que les esprits des hommes et des femmes prenaient forme, l’équilibre commença à se déplacer. Les esprits derrière ces énergies—non visibles et non exprimés—commencèrent à influencer les pensées et les croyances de l’humanité. Les hommes et les femmes, nés de la même énergie cosmique mais façonnés par des forces différentes, commencèrent à percevoir leurs énergies comme séparées, distinctes, et même opposées.

Au fil du temps, des histoires furent racontées, et des croyances se formèrent qui mettaient en avant les différences entre les hommes et les femmes. Ces histoires parlaient de l’énergie masculine comme dominante, puissante, et rationnelle, tandis que le féminin était dépeint comme passif, émotionnel, et délicat. Les esprits, autrefois harmonieux, commencèrent à être vus comme des adversaires, chacun luttant pour dominer l’autre.

Mais sous ces histoires et croyances, la vérité restait inchangée. Les énergies des hommes et des femmes n’ont jamais été réellement séparées. Elles étaient les deux faces d’une même pièce, des expressions différentes de la même source. Les esprits derrière elles n’étaient pas en opposition, mais dans une danse, chaque mouvement complétant l’autre, créant un équilibre dynamique qui animait le monde.

En fin de compte, ceux qui cherchaient une compréhension plus profonde réalisèrent que la différence entre les hommes et les femmes n’était pas une question d’opposition, mais d’équilibre. Les énergies n’étaient pas destinées à être divisées ou hiérarchisées, mais à couler ensemble en harmonie, chacune soutenant et renforçant l’autre. Et c’est dans cet équilibre, cette unité des opposés, que réside la véritable force de l’humanité.

Et ainsi, l’histoire des hommes et des femmes continue, chaque nouvelle génération redécouvrant cette vérité ancienne : que les énergies du masculin et du féminin ne sont pas destinées à diviser, mais à unir, libérant tout le potentiel de l’esprit humain.

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