Aujourd’hui, vendredi 13 septembre 2024, Montréal est baignée par une douceur automnale qui apaise l’âme. Les rues de la ville, habituellement agitées, semblent

Avoir adopté une quiétude particulière, presque mystérieuse, comme si ce jour du vendredi 13 portait en lui une énergie différente. Le ciel, couvert de légers nuages gris, filtre la lumière du soleil, créant une ambiance feutrée sur les trottoirs de la métropole.

Ce matin, alors que je descendais la rue Guy en direction de Notre-Dame, je me suis arrêté dans un café local pour prendre mon habituel espresso double. Le barista, un jeune homme aux cheveux ébouriffés et au sourire timide, semblait agité. J’ai appris en discutant avec lui qu’il redoutait le vendredi 13. « Les superstitions, elles sont tenaces, tu sais », m’a-t-il confié tout en préparant ma boisson. « Chaque vendredi 13, il m’arrive toujours quelque chose d’étrange. L’année dernière, j’ai cassé trois tasses dans la même journée ! »

Cette conversation m’a fait sourire, car bien que je sois peu enclin à accorder du crédit à ces croyances, j’ai toujours trouvé fascinant la manière dont les gens réagissent à ce genre de journées « particulières ». Cependant, je me suis surpris à être plus attentif aux petits détails de ma journée, me demandant si, moi aussi, je pourrais être témoin d’une de ces coïncidences inexpliquées.

Après avoir quitté le café, je me suis dirigé vers le Vieux-Montréal. Les rues pavées, encore humides de la pluie matinale, luisaient sous les pieds des passants. À l’angle des rues Saint-Pierre et Notre-Dame, un vieil homme jouait de l’accordéon, répandant dans l’air une mélodie nostalgique qui rappelait la vieille France. Quelques touristes se sont arrêtés pour l’écouter, capturés par la douceur de la musique, tandis que d’autres continuaient leur chemin sans prêter attention à ce moment fugace.

En marchant vers le Vieux-Port, je me suis retrouvé face à un rassemblement inattendu. Une centaine de personnes s’étaient réunies autour d’un artiste de rue qui jonglait avec des torches enflammées, défiant à la fois la gravité et le vent. Ce n’était pas seulement son habileté qui captait l’attention, mais son discours : il parlait des jours de malchance, des superstitions, et comment les transformer en opportunités. « Vendredi 13 ? Ce n’est qu’un jour comme les autres, » clamait-il en jonglant habilement. « Si vous laissez la peur dicter votre vie, vous passerez à côté de tant de merveilles ! » Le public applaudissait à chaque tour de passe-passe réussi, semblant être en accord avec cette philosophie.

Alors que je poursuivais ma promenade, une chose étrange s’est produite. Un chat noir a traversé la rue devant moi, m’arrêtant net. J’ai souri en pensant à la superstition du barista. Mais, contre toute attente, un cycliste qui arrivait en sens inverse a freiné brusquement pour éviter l’animal et a renversé sa bouteille d’eau, éclaboussant légèrement mes chaussures. Nous avons échangé un regard surpris, puis éclaté de rire. « Le vendredi 13 frappe encore ! » a-t-il lancé en repartant.

Ce petit incident a conclu ma journée avec légèreté. Finalement, ce vendredi 13 de septembre à Montréal n’aura pas été un jour de malchance, mais plutôt une série de moments cocasses et inattendus, comme seule cette ville dynamique et pleine de vie peut en offrir.

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