Il était une fois, quelque part à Montréal, une ville vibrante où se croisaient le passé et le futur, l’ancien

Et le moderne, dans un mélange harmonieux. Parmi les gratte-ciels qui perçaient le ciel, les ruelles pavées du Vieux-Port où flottaient encore les échos d’une époque révolue, et les quartiers artistiques comme le Plateau, vivait un homme nommé Félix.

Félix n’était pas comme les autres. Il avait une manière bien à lui d’observer le monde, de capter des détails que personne d’autre ne remarquait. Dans son petit appartement, à l’angle de la rue Saint-Denis et du boulevard de Maisonneuve, il menait une vie tranquille, presque effacée aux yeux des passants. Pourtant, derrière les rideaux de sa fenêtre, il écrivait, chaque nuit, des histoires inspirées de ses balades à travers Montréal.

Il passait ses journées à explorer la ville. Le matin, il aimait marcher le long du canal de Lachine, observant le calme des eaux et la quiétude des cyclistes qui traversaient les ponts. Il se perdait souvent dans les rues du Mile-End, où il s’arrêtait pour discuter avec les libraires ou pour boire un café dans une brasserie locale. Montréal, avec ses contrastes, ses couleurs et sa diversité, nourrissait son imagination.

Une nuit d’automne, alors que le vent frais balayait les feuilles mortes sur le trottoir, Félix décida de sortir, poussé par une intuition étrange. Il mit son manteau, saisit son appareil photo – un vieil héritage de son père – et sortit. Il n’avait pas de destination en tête, mais ses pas le menèrent vers un lieu qu’il connaissait bien : le parc du Mont-Royal. Ce lieu avait toujours eu une importance particulière pour lui, un sanctuaire où il venait méditer, réfléchir et, parfois, trouver l’inspiration.

Alors qu’il montait la colline, il aperçut au loin les lumières scintillantes de la ville, une mer de lueurs dans l’obscurité. Montréal, de nuit, avait quelque chose de magique, une énergie mystérieuse et apaisante à la fois. Félix s’assit sur un banc, observant la scène devant lui. Il pensait à toutes les histoires qu’il avait écrites, à toutes celles qu’il rêvait encore de raconter.

Soudain, un bruit léger derrière lui attira son attention. En se retournant, il vit une femme, vêtue d’un manteau noir, marcher doucement vers lui. Elle semblait perdue, comme si elle cherchait quelque chose. Ils échangèrent un regard. Elle s’assit près de lui, sans un mot. Un silence s’installa, mais ce n’était pas un silence gênant. C’était comme si leurs présences respectives suffisaient, comme si, en cet instant, la ville entière était suspendue autour d’eux.

Après quelques minutes, elle parla enfin. « Je viens ici chaque soir, » dit-elle d’une voix douce. « C’est l’un des rares endroits où je me sens chez moi. »

Félix hocha la tête. Il comprenait ce sentiment. Montréal, malgré sa grandeur, pouvait parfois se sentir comme une petite bulle, un lieu intime où chacun pouvait se trouver, ou se perdre. Ils continuèrent à parler, échangeant des histoires de vie, des fragments d’âme.

Lorsque les premières lueurs de l’aube apparurent à l’horizon, ils se levèrent enfin, se promettant de se revoir. Ce soir-là, quelque part à Montréal, une nouvelle histoire venait de commencer. Une histoire qui ne serait pas simplement écrite, mais vécue, dans la magie des rencontres inattendues et des moments suspendus dans le temps.

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