Le 7 octobre 2024, Montréal se réveille doucement sous un ciel gris, typique de l’automne québécois. Les feuilles d’érable, désormais teintées de rouge, d’orange et de

Jaune, jonchent le sol des rues pavées, craquant sous les pas des rares passants qui bravent l’air frais du matin. Guy, un consultant immobilier habitué des déplacements, fait partie de ceux qui sortent tôt. En route pour Griffintown, où il doit vérifier l’état de son nouvel entrepôt, il se remémore les derniers jours intenses consacrés à ce déménagement.

Ce matin-là, Guy se dirige d’un pas décidé vers un petit café situé près de la rue Notre-Dame, un de ces endroits qui sert un café noir si corsé qu’il pourrait réveiller un mort. Après des jours à jongler entre des contrats de location, le déménagement de son matériel, et des projets numériques à boucler, il ressent le besoin de faire une pause. Il a prévu de s’arrêter chez son amie Nathalie après avoir réglé une ou deux formalités, histoire de décompresser un peu.

En arrivant près du café, quelque chose attire son attention. Une scène typique de l’effervescence urbaine de Montréal, mais qui semble pourtant hors du commun ce matin-là : un livreur de colis, visiblement pressé, trébuche sur le trottoir mal nivelé, et un colis glisse de son chariot, rebondissant doucement sur les pavés. Instinctivement, Guy s’arrête pour aider le jeune homme à ramasser le colis, tout en s’assurant que rien n’est cassé à l’intérieur.

« Ça va ? » demande Guy.

Le livreur, un peu confus, le remercie rapidement avant de reprendre sa course. Alors qu’il s’éloigne, Guy réalise qu’il vient de faire un petit acte de gentillesse, un geste simple qui aurait pu passer inaperçu, mais qui le remplit d’un léger sentiment de satisfaction. Ce genre d’incident lui rappelle pourquoi il aime cette ville malgré le chaos qui l’accompagne parfois : Montréal est faite de petites interactions humaines, de moments où des inconnus se croisent, partagent un bref instant de solidarité avant de retourner à leurs vies respectives.

Guy entre enfin dans le café et s’assied à une table près de la fenêtre, d’où il peut observer la rue animée. Le café est rempli d’une clientèle hétéroclite : des étudiants à l’université Concordia voisine, des travailleurs en télétravail, ordinateurs portables ouverts, et des habitants du quartier venus se réchauffer avec une boisson chaude. Il commande un cappuccino et ouvre son ordinateur pour avancer sur un projet de marketing d’affiliation qu’il gère en parallèle de ses autres activités.

Son esprit vagabonde, passant des chiffres aux souvenirs récents de son déménagement. Ce changement de mini-entrepôt vers Griffintown s’est fait plus rapidement que prévu, et maintenant qu’il a trouvé un espace qui lui convient, il peut se concentrer sur d’autres projets en retard. Depuis qu’il a commencé à explorer des opportunités en ligne, notamment avec des blogs et des tunnels de vente, ses journées semblent s’étirer de plus en plus. Toutefois, ce genre de café matinal lui permet de remettre ses idées en place avant de replonger dans le tourbillon de ses activités.

Après avoir réglé quelques courriels et vérifié des statistiques sur son affiliation, il repense à ce qu’il doit faire pour la journée. Il s’était promis d’appeler un client potentiel en après-midi, de récupérer un dernier lot de matériel encore stocké dans l’ancien entrepôt, et peut-être de prendre un moment pour travailler sur un article de blog qu’il souhaite publier bientôt. Une journée chargée, mais il se sent motivé, surtout après ce bref moment de répit dans le café.

Le temps passe rapidement, et avant de s’en rendre compte, son amie Nathalie l’appelle pour lui rappeler leur rendez-vous. Ils se retrouvent chez elle, où Guy prend un autre café – cette fois un espresso, un vrai coup de fouet pour poursuivre la journée. Nathalie, bien au fait de ses projets numériques, le taquine sur son emploi du temps surchargé. Ils discutent longuement de la direction de ses nouveaux projets, notamment son blog, et des stratégies de croissance qu’il envisage.

Il est rare pour Guy de trouver du temps pour se poser ainsi et discuter, mais il apprécie ces moments de complicité avec ses amis. Alors qu’il quitte la maison de Nathalie en début de soirée, la pluie commence à tomber, légère mais persistante. Il s’enveloppe dans son manteau, prêt à rentrer chez lui.

Marchant le long des trottoirs mouillés de Montréal, il savoure l’instant, son esprit apaisé par les conversations de la journée. Le 7 octobre 2024 se termine comme elle a commencé, avec des interactions simples mais précieuses, des moments de calme entre deux tempêtes de travail. C’est ce qui fait le charme de cette ville et de la vie que Guy a construite ici : une suite de petits gestes et de rencontres qui, mis bout à bout, façonnent une existence pleine de sens.

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