Hier, malgré les rafales de vent qui nous rappelaient bien que l’automne s’installait fermement, nous avons eu une belle journée. Le début de

L’après-midi s’est déroulé dans Griffintown, un quartier qui mêle le charme industriel aux nouvelles constructions modernes. C’est un secteur dynamique de Montréal, un quartier où l’on sent l’effervescence et le renouveau à chaque coin de rue. C’était l’endroit idéal pour une promenade, même sous le souffle fort des vents d’octobre. Le vent ajoutait même un petit côté revigorant à la sortie. On marchait, s’arrêtant de temps en temps pour admirer une vitrine ou discuter des projets qui nous traversaient l’esprit.

Après quelques minutes à déambuler, nous avons décidé de nous poser dans un café. Mon amie, jacasseuse comme à son habitude, était déjà plongée dans une multitude de sujets avant même que nous soyons installés. Elle a cette capacité à rebondir d’une idée à l’autre, de la plus légère à la plus profonde, en un clin d’œil. J’ai toujours trouvé cela fascinant. Tandis qu’elle parlait de ses derniers projets et de ses économies, je me sentais inspiré par son énergie. Au fond, c’est cela l’équilibre que nous cherchons tous : comprendre les chiffres et économiser d’un côté, se faire plaisir et profiter de l’instant de l’autre.

Alors que nos cafés arrivaient, la conversation a pris un tournant plus léger. On a parlé de ces petites choses de la vie qui font du bien. Prendre une pause, comme ce café que nous partagions en bonne compagnie, est une manière de s’accorder une petite récompense. Mon amie partageait cette philosophie : on économise, on fait attention aux dépenses, mais on ne se prive pas de quelques plaisirs. Après tout, travailler dur, réfléchir à comment faire fructifier notre temps et nos ressources, c’est bien ; mais vivre et savourer les moments présents, c’est aussi essentiel.

Après le café, nous avons continué notre balade. Les rues étaient calmes, Griffintown devenait paisible en cette fin d’après-midi. Après quelques emplettes et quelques pas dans le quartier, nous avons fini par nous retrouver dans un petit bar. L’endroit avait une ambiance cosy, un éclairage tamisé qui donnait une atmosphère particulière. Les gens discutaient doucement autour de nous, et il flottait un parfum agréable de simplicité et de convivialité. Nous avons chacun commandé un cocktail, une petite folie de fin de journée qui venait couronner cette sortie.

Les cocktails nous ont incités à nous poser un peu plus longtemps et à poursuivre les discussions entamées plus tôt. Ce n’était pas seulement un moment de détente, c’était aussi une célébration. On parlait de nos projets respectifs, de nos réussites et de nos défis. Elle me disait combien elle apprécie ces moments où l’on peut se permettre de souffler un peu, de célébrer sans pour autant tomber dans des excès. C’est vrai que dans notre société actuelle, les incitations à consommer sont nombreuses, mais il est tout aussi important de choisir avec soin ce qui vaut la peine d’être dépensé.

Nos vies, entre travail, objectifs et ambitions, méritent aussi des pauses et des récompenses. L’échange autour de ce cocktail m’a rappelé que la modération est une clé essentielle, et que le plaisir ne doit pas être perçu comme un luxe, mais comme une partie nécessaire de notre équilibre. Il est vrai qu’on doit penser à demain, mais il ne faut pas oublier d’apprécier aujourd’hui. Après tout, pourquoi travailler dur si on ne s’autorise jamais ces petits moments de bonheur, ces instants où l’on peut simplement relâcher la pression ?

La soirée s’est achevée en douceur. Sur le chemin du retour, alors que le vent soufflait encore fort, je réfléchissais à tout cela. Il y avait une sorte de satisfaction qui m’habitait. Nous avions su savourer cette journée, sans excès, mais en prenant ce dont nous avions besoin pour recharger les batteries. Je pense que c’est cela, au fond, la vraie richesse : être capable de jongler entre les impératifs du quotidien et les petits plaisirs. Et même si certains pourraient trouver notre cocktail inutilement coûteux, pour nous, il représentait quelque chose de bien plus profond : la liberté de se faire plaisir, de célébrer le travail accompli, tout en restant raisonnable.

C’est une chance, vraiment, d’avoir des moments comme ceux-là, avec une personne chère qui comprend cet équilibre. Ces petites dépenses modérées, choisies avec soin, nous rappellent qu’on a tous besoin de répit, de récompenses. Dans un monde où tout va de plus en plus vite, s’accorder des pauses devient un acte presque révolutionnaire.

Ainsi, chaque dépense, chaque instant pris pour soi, même avec un vent à décorner les bœufs comme hier, devient précieux. Voilà pourquoi, aujourd’hui, je me réveille avec le sourire en repensant à cette journée. Elle n’était peut-être pas parfaite, mais elle était pleine de moments vrais.

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