Le réveil ce matin à 7h15 fut un sursaut brutal. J’étais profondément enfoui dans un sommeil lourd, probablement aussi en

Raison de rêves agités qui n’ont fait qu’amplifier ce sentiment d’épuisement. L’alarme n’a fait que me rappeler que mon corps et mon esprit semblaient en désaccord complet sur les priorités du jour. Je suis resté là, immobile, couché sous les couvertures, les yeux ouverts dans la pénombre de la chambre. J’essayais de calmer cette tempête intérieure, persuadé que quelques minutes de plus suffiraient à raisonner mon corps.

Ce moment de flottement entre sommeil et éveil, entre la nécessité d’agir et l’envie de se laisser aller, a quelque chose de particulier. Les rêves de la nuit ont laissé une empreinte étrange. Bien qu’ils s’effacent peu à peu, leur intensité reste ancrée dans le corps, comme si chaque muscle avait absorbé un peu de cette agitation nocturne. En moi, une fatigue confuse s’installe, tandis que mon esprit commence à réfléchir au déroulement de la journée. Les tâches m’attendent, des configurations en télétravail pour mes projets, un peu de paperasse à finaliser. Pourtant, l’envie de ne rien faire se fait sentir, comme une tentation douce et presque irrésistible.

Finalement, après quelques minutes, je décide de me lever. Le simple fait de poser les pieds au sol me ramène à la réalité, comme une transition entre le monde flou des rêves et la dureté des tâches concrètes. Je vais me préparer un déjeuner simple, un moment de calme que j’essaie de savourer. Devant mon laptop, le sentiment de ne rien faire persiste, et je le ressens intensément, en opposition totale avec la longue liste de choses à accomplir. C’est un combat intérieur que beaucoup de travailleurs en télétravail reconnaîtraient sans doute — cette capacité qu’a la maison de devenir à la fois un sanctuaire et un piège de procrastination.

Je décide de ne pas me forcer. À la place, j’observe ce besoin de ne rien faire et j’essaie d’accueillir cette énergie sans jugement. Peut-être est-ce justement ce dont mon corps et mon esprit ont besoin pour se réaligner. Je me dis qu’une petite heure de patience pourrait être bénéfique. Je tente de m’ouvrir à cette notion de « réalignement énergétique » pour mes projets. En quelque sorte, c’est une manière d’aligner le mental avec l’agenda. Plutôt que de m’agiter inutilement, je laisse ce sentiment s’écouler, comme une rivière lente, jusqu’à ce que la motivation revienne naturellement.

En fin de compte, c’est un moment précieux. Ce genre de matin où le corps et l’esprit semblent fonctionner à des vitesses différentes, où chaque action, même la plus banale, demande un effort supplémentaire de concentration. Et, pourtant, cette heure de patience devient presque un exercice de méditation. Dans cet espace de réflexion, je ressens l’importance de ralentir pour mieux avancer, d’écouter mes propres besoins même s’ils semblent contraires à mes objectifs.

L’équilibre corps-esprit, surtout en télétravail, est un défi. Mais aujourd’hui, je m’octroie ce temps d’écoute, persuadé qu’il me mènera là où je veux être, avec une énergie renouvelée pour la suite de la journée.

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